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Jeux dangereux

Toutes les classes d'âge sont susceptibles de se retrouver embarquées dans des "jeux dangereux". Ces jeux ont même pris beaucoup de place dans les médias avec l'ère d'internet. On parle ainsi énormément du "Blue Whale Challenge" ou encore du "Ice and Salt challenge"... Quels sont réellement les jeux dangereux pratiqués par les enfants et adolescents ? Comment prévenir ces conduites dangereuses ?


Quels enfants sont concernés ?

Les jeux de non-oxygénation (strangulation comme le jeu du foulard ou apnée comme le jeu de la tomate) apparaissent dans les cours d'école et d'accueils de loisirs dès la maternelle, même s'ils restent rares à cet âge. On retrouve en revanche déjà le principe du défi "t'es pas cap de..." chez les enfants de 3 ans, et ce de manière parfois dangereuse... Les jeux d'agression peuvent aussi apparaître chez les plus jeunes. Sachez cependant qu'en général l'âge le plus à risque concernant les jeux de non-oxygénation et d'agression se situe entre l'entrée à l'école élémentaire (6 ans) et le milieu du collège (13 ans). Plus tard apparaissent les comportements à risques dans d'autres circonstances (usage de drogues, alcool, conduite imprudente de cyclomoteurs) et les défis en ligne. Certains sont inoffensifs comme le Ice Bucket Challenge ou cette mode d'il y a quelques années consistant à se filmer en train de manger une cuillerée de cannelle moulue pour poster la vidéo sur les réseaux sociaux. D'autres font parler d'eux pour leurs multiples dangers : Blue Whale challenge, Ice and salt challenge...

 

Le "Ice Bucket Challenge", un peu passé de mode, consistait à se (faire) renverser un seau d'eau glacé dessus.
Pas très intelligent, mais sans réel danger si l'on se réchauffe soigneusement ensuite.


Signes d'alerte

Les signes qui doivent vous alerter quant à une possible pratique de jeux dangereux sont des signes physiques, cognitifs et psychologiques propre à chaque type de jeu.

Les jeux d'agression.
  • Signes psychologiques : tristesse, repli sur soi et isolement, anxiété, dépression, idées suicidaires (parfois tentative de suicide). Phobie scolaire si l'évènement se produit dans le cadre scolaire. Troubles du sommeil, de l'alimentation. Stress-post traumatique.
  • Signes physiques : signes abondants de traumatismes (hématomes ou "bleus", bosses, fractures, plaies...) Ces lésions peuvent aller jusqu'à des traumatismes crâniens entrainant des séquelles.


Les jeux d'asphyxie

  • Signes psychologiques et cognitifs : dépendance (l'enfant réessaye en allant toujours plus loin pour augmenter ses sensations) ; perte de certaines capacités cognitives comme la mémoire, la concentration, l'attention, la rapidité cognitive...
  • Signes physiques : marques de strangulation sur le cou, maux de tête, troubles de la conscience. Dans le cas particulier des pendaisons on peut trouver des lésions traumatiques du haut de la colonne vertébrale.

Les jeux de défi

 
  • Signes psychologiques : tristesse, repli sur soi et isolement, anxiété, dépression, idées suicidaires (parfois tentative de suicide). Troubles du sommeil, de l'alimentation. Dépendance à internet dans le cas ou ces conduites sont en lien avec les nouvelles technologies.
  • Signes physiques : ils sont divers. Pour le Ice and Salt challenge, on observe des traces de brûlures par le froid (peau rouge voire noircie, cloques ; aspect d'une brûlure) ; dans le Blue Whale Challenge on observe des scarifications, des traces de coups auto-portés.


Comment aider les enfants concernés ?

Les raisons qui poussent les enfants à ce genre de comportements sont diverses. On peut citer parmi les principales :
 
  • Conformisme ("untel y joue, je devrais jouer aussi")
  • Recherche de sensations nouvelles et puissantes
  • Addiction
  • Transgression ("on m'a dit que c'était dangereux, mais je suis assez grand pour essayer quand même")

Résoudre le problème passera donc par :
 
  •  L'identification du problème. Pour cela, les directeurs et animateurs doivent se former, et pourquoi pas si vous avez l'occasion de mener des projets avec les parents, les informer et apporter des réponses à leurs questions sur ce sujet.
  • La prévention (ça vaut toujours mieux que de guérir !) auprès des jeunes.
  • S'il existe des cas dans votre établissement, soutenir les victimes, prévenir leurs parents et les orienter vers des structures d'aides aux victimes, et accompagner particulièrement la victime à son retour dans l'établissement.
  • L'écoute. Savoir prêter une oreille attentive aux questionnement des jeunes.

Sachez par ailleurs que les jeunes concernés demandent rarement de l'aide. Lorsqu'ils le font, c'est en général à un adulte enseignant ou non de leur établissement scolaire : surveillant, animateur, AVS... Très peu sollicitent leurs parents.


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